Bâtir une culture de gagnants, ça commence à Laval

rocket de laval

Le camp d’entraînement du Canadien de Montréal a suscité l’enthousiasme de nombreux partisans cette saison, avec 72 joueurs se présentant pour tenter leur chance. Cela pouvait sembler excessif, sachant que la Ligue nationale de hockey n’autorise qu’un alignement de 23 joueurs en compétition. Cependant, malgré les attentes de certains fans, l’organisation a préféré opter pour la prudence dans sa sélection finale. Une prudence qui était de mise. On parle souvent du fait que l’organisation a tendance à précipiter le développement de leurs espoirs en les jetant dans la cage du lion trop tôt, cette-fois ci, on semble avoir appris de nos erreurs.

Dans cet article, on parlera donc de ce que ça implique et surtout, de comment cela affectera la reconstruction du club.

La hiérarchie

Martin St-Louis, l’entraîneur-chef du Canadien, était ouvert à l’idée d’intégrer de nouveaux talents dès cette saison. Les noms tels que Joshua Roy et Logan Mailloux ont circulé comme des espoirs prometteurs de l’organisation. Pourtant, la réalité a montré que d’autres critères ont influencé les décisions finales.

Des espoirs comme Joshua Roy, Logan Mailloux, William Trudeau, Mattias Norlinder, et Jared Davidson, qui ont été renvoyés au Rocket de Laval malgré d’excellentes performances au camp d’entraînement, ont alimenté la discussion. Certains observateurs se sont demandés si la sélection finale reflétait vraiment le mérite des joueurs.

Cependant, il est important de reconnaître que d’autres facteurs ont pesé dans la balance. L’expérience des vétérans et la hiérarchie salariale ont été pris en considération. Dans la situation dans laquelle se trouve le Canadien avec tous les jeunes joueurs qui s’alignent avec le grand club, l’ancienneté et l’expérience peuvent jouer un rôle crucial.

Le Canadien de Montréal est actuellement dans une période de reconstruction, où la construction d’une équipe solide et cohérente est primordiale. Dans ce contexte, avoir des vétérans pour encadrer les jeunes joueurs en place est essentiel. La transmission de savoir-faire et de sagesse est un aspect fondamental pour garantir le succès à long terme de l’équipe.

La culture

Un autre élément souvent négligé est la culture de l’équipe. Joshua Roy et Logan Mailloux auraient pu mériter leur place dans l’alignement du Canadien, mais précipiter leur intégration n’aurait pas été sage. En les envoyant au Rocket de Laval, ils auront l’occasion de jouer régulièrement, de développer leur jeu et, surtout, de grandir ensemble.

La construction d’une organisation gagnante passe très souvent par la création d’un noyau de joueurs qui a évolué ensemble, développé une chimie et partagé les hauts et les bas d’une carrière de hockeyeur professionnel. L’équipe qui se profile à Laval semble être en train de créer une culture gagnante dès la ligue américaine.

Les jeunes joueurs auront inévitablement l’occasion de prouver leur valeur au cours de la saison. Les blessures font partie du jeu, et les plus méritants obtiendront leur chance en LNH. Si Joshua Roy ou Logan Mailloux sont rappelés pour remplacer un joueur blessé et qu’ils accumulent des points ou font de très bonnes choses sur la glace, il sera difficile de les renvoyer à Laval et ils voleront des places.

Un facteur souvent sous-estimé est la pression médiatique et l’attente des partisans entourant le Canadien de Montréal. Leur précipitation dans la LNH n’aurait pas été judicieuse. À Laval, ils seront exposés à une fraction de la pression constante qui pèse sur les joueurs du CH. Les attentes seront élevées pour la formation de Jean-François Houle, et les jeunes espoirs seront au centre de l’attention des partisans.

La patience

Dans l’ensemble, il est important de faire preuve de patience, même si cela ne correspond pas toujours à la mentalité des partisans du Tricolore. Suivre la progression de ces jeunes talents tout au long de la saison sera une aventure intéressante. Le Canadien de Montréal semble construire avec sagesse en vue d’un avenir prometteur, et la patience pourrait bien être la clé de son succès à long terme.

Du côté du grand club, il sera intéressant de suivre les performances des joueurs qui ont été gardé dans l’alignement. Même si l’on désigne l’alignement qui se présentera à Toronto ce soir comme l’équipe  »finale », les performances de Justin Barron, Jordan Harris, Jake Evans qui ont passé au dessus du couperet de justesse seront épiés non seulement par nous les partisans, mais également par l’état-major du Canadien. Leur place n’est vraiment pas assurée, et c’est à eux de prouver le contraire.

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