Arrêtons tout de suite avec Juraj Slafkovsky

Ce n’est un secret pour personne que les attentes sont toujours élevées à Montréal lorsqu’il s’agit de hockey. Les partisans du Canadien de Montréal s’attendent à ce que tous les joueurs performent à leur meilleur niveau à chaque soir de match. Cette pression est encore plus intense pour le premier choix au total du repêchage de 2022, Juraj Slafkovsky.

Le Canadien de Montréal attendait depuis longtemps de mettre la main sur le premier choix au total, l’élu qui allait devenir le futur joueur d’impact de l’équipe. Malheureusement, le repêchage de Slafkovsky est arrivé dans ce que plusieurs experts considèrent comme l’une des pires années pour repêcher un joueur au premier rang. Malgré tout, le Canadien a choisi Slafkovsky, un jeune joueur au potentiel énorme, et l’a placé dans une situation extrêmement exigeante à un âge très précoce.

Pourquoi est-ce une situation difficile pour Slafkovsky? En tant que premier choix au total, il doit composer avec une pression immense, d’autant plus en raison de l’attention constante des partisans du Canadien, ainsi que des médias qui scrutent chacune de ses performances, analysent ses moindres faits et gestes, et le comparent à d’autres joueurs, notamment Logan Cooley, le choix des Coyotes de l’Arizona lors du même repêchage.

C’est pourquoi il est temps d’adresser un message clair et direct : « Arrêtons tout de suite avec Juraj Slafkovsky. » Voici quatre points pour mieux comprendre pourquoi.

1er point : Arrêtons les comparatifs.

Il était inévitable que les médias comparent Slafkovsky à Logan Cooley, avec le match du Canadien face aux Coyotes de l’Ariziona la semaine dernière. Cooley est en feu, il a présentement 1 but et 7 mentions d’aide en 11 matchs cette saison et trône au sommet des pointeurs chez les recrues. Cependant, il est injuste de juger un jeune joueur sur quelques matchs seulement, surtout en début de saison. Slafkovsky a montré des signes d’amélioration, de meilleures habiletés au niveau de son coup de patin, une plus grande implication, et une meilleure compréhension du jeu. Comparer sa performance à celle de Cooley n’a pas de sens, car chaque joueur se développe à son rythme.

De plus, il faut rappeler que lors du repêchage, il était question de choisir entre Wright et Slafkovsky. Cooley était perçu comme le troisième meilleur joueur du repêchage. Il est trop tôt pour juger ces joueurs, et des comparaisons hâtives ne font qu’ajouter une pression inutile sur Slafkovsky.

2e point : Un attaquant de puissance, ça prend du temps à se développer.

Les attaquants de puissance comme Slafkovsky ont besoin de temps pour se développer. Ils doivent acquérir de la force, apprendre à exploiter leur gabarit et gagner de l’expérience. Des exemples d’attaquants de puissance qui ont pris du temps pour s’épanouir incluent Tage Thompson, Alex Tuch et même Chris Kreider. Ces joueurs ont tous nécessité plusieurs saisons pour atteindre leur plein potentiel. Même Quinton Byfield, le deuxième choix au total derrière Alexis Lafrenière, a dû attendre trois saisons pour devenir un joueur de premier plan.

Slafkovsky n’est pas une exception à cette règle. Il est en train de progresser, et il faut lui donner le temps nécessaire pour se développer.

Point 3 : Ne l’envoyons pas à Laval, s’il vous plaît.

Certains ont évoqué la possibilité d’envoyer Slafkovsky au Rocket de Laval pour lui donner plus de temps de jeu et de la confiance. Cependant, il est préférable de le laisser évoluer dans la LNH, aux côtés des meilleurs joueurs. Jouer avec des coéquipiers de haut niveau comme Suzuki et Caufield peut accélérer son développement.

De plus, le Rocket de Laval est une équipe en reconstruction, avec de jeunes joueurs qui ont encore beaucoup à apprendre. Slafkovsky a besoin de jouer contre des adversaires de haut calibre pour progresser. L’envoyer à Laval risquerait de miner sa confiance s’il ne produit pas immédiatement à ce niveau.

Point 4 : Il progresse, lentement mais sûrement.

Il est important de garder à l’esprit que Slafkovsky montre des signes de progression. Il est plus impliqué, plus rapide et semble mieux s’adapter au jeu de la LNH. Plutôt que de se focaliser uniquement sur sa production offensive, il faut prendre en considération l’ensemble de son jeu.

En conclusion, Juraj Slafkovsky mérite d’être soutenu et encouragé plutôt que critiqué de manière précoce. Les comparaisons avec d’autres joueurs et les attentes démesurées ne font que mettre une pression inutile sur ses épaules. Les attaquants de puissance comme lui ont besoin de temps pour se développer, et Slafkovsky est en train de progresser. Donnons-lui le temps nécessaire pour devenir le joueur d’impact que le Canadien espère qu’il devienne. Il mérite notre confiance et notre patience.

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