Alexis Lafrenière : De gros défis à surmonter

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Il est indéniable qu’Alexis Lafreniere n’a pas réussi à s’imposer parmi le top-6 de l’équipe lors du camp d’entraînement et de ses trois premiers matchs de pré-saison. Certains iraient même jusqu’à dire que le jeune homme originaire de Saint-Eustache n’a pas encore mérité sa place au sein de l’effectif.

L’image qui se dégage actuellement d’Alexis Lafreniere rappelle un peu celle d’Alexandre Daigle, un autre espoir québécois qui a brûlé la catégorie des points dans la LHJMQ avant d’être repêché au premier rang de son repêchage. Sauf que Daigle avait montré des «flashs» de l’étendue de son talent lors de sa première saison avec les Sénateurs d’Ottawa. De son côté, Lafrenière n’a jamais rien démontré. Il progresse, mais malheureusement à une cadence beaucoup trop lente si on prend en compte les attentes qui sont placées à son égard depuis son arrivée dans la LNH.

Un potentiel énorme

Le problème ne réside pas dans le potentiel d’Alexis Lafreniere, qui célébrera son 22e anniversaire la veille du coup d’envoi de la saison, le 12 octobre à Buffalo. La véritable question est de savoir pourquoi, la plupart du temps, Lafreniere donne l’impression d’être un joueur non repêché en essai professionnel plutôt que d’un premier choix au repêchage, comme le mentionne si bien Larry Brooke, journaliste attitré à la couverture des Rangers pour le New York Post. Matt Rempe, un choix de sixième tour en 2020, a laissé une impression plus que positive avant d’être envoyé à Hartford le week-end dernier. Selon plusieurs, il aurait mérité sa chance à New-York. Mais il est évident que les Rangers ne veulent pas perdre la face, et gardent tout de même Lafrenière dans leurs rangs même s’il aurait mérité un renvoi dans la ligue américaine.

Il est difficile de trouver une explication logique à cette situation. Il est clair que la direction et l’entraîneur-chef Peter Laviolette veulent la réussite d’Alexis Lafreniere. Ils souhaitent le voir parmi le top-6, aux côtés de Mika Zibanejad sur le premier trio. En toute évidence, les Rangers de New York ont besoin de Lafreniere à cette position cruciale.

L’occasion se présente!

L’absence de Filip Chytil, due à une blessure au haut du corps, l’a empêché de s’entraîner avec l’équipe depuis le quatrième jour du camp d’entraînement. Les Rangers avaient initialement prévu que Chytil deviendrait le centre de la deuxième ligne, probablement aux côtés d’Artemi Panarin et Kaapo Kakko. Cette configuration aurait permis à Vincent Trocheck de s’adapter à un rôle hybride en troisième ligne, avec Blake Wheeler à sa droite et peut-être Will Cuylle à sa gauche. Une perspective prometteuse qui s’est évanouie avec la blessure de Chytil.

Voilà donc l’occasion rêvée pour Lafrenière de s’établir comme un joueur de top-6! On a souvent mentionné que Lafrenière avait été malchanceux d’atterrir dans une équipe aussi remplie de talents que celle des Rangers, mais la vérité est que lorsque l’occasion de grimper dans l’alignement s’est présentée à lui, il ne l’a malheureusement pas saisie. La tâche pourrait bien revenir à Blake Wheeler, mais il serait trop demander à ce vétéran de 37 ans, déjà membre de la deuxième unité en avantage numérique, de prendre une telle responsabilité de manière permanente. Cette situation aurait des répercussions sur l’équipe dans son ensemble.

La gestion d’une équipe GAGNANTE est basée sur le mérite. Les joueurs doivent gagner leur temps de jeu et leur place dans l’équipe en fonction de leurs performances, indépendamment de leur salaire ou de leur position dans la hiérarchie du repêchage. Encore une fois, il est indiscutable qu’Alexis Lafreniere n’a pas mérité sa place parmi le top-6. Il semble en difficulté.

Pendant ce temps à Ottawa…

Alexis Lafreniere a réussi à dissimuler sa frustration, sa colère et sa déception au cours de ses trois premières années de carrière, qui n’ont malheureusement pas répondu aux attentes placées en lui depuis sa sélection au premier rang.

En 2020, il était la pépite du repêchage, mais il entame désormais la première saison d’un contrat de deux ans avec une valeur moyenne annuelle de 2,325 millions de dollars. En comparaison, Tim Stutzle, troisième choix au total, a signé un contrat de huit ans avec une valeur annuelle moyenne de 8,35 millions de dollars, tandis que Jake Sanderson, cinquième choix au total, a signé une prolongation de contrat de huit ans avec une valeur annuelle moyenne de 8,05 millions de dollars, prenant effet la saison prochaine.

Peut-être cette disparité de salaire a-t-elle joué un rôle dans la performance actuelle de Lafreniere, bien que cela reste spéculatif. Ce que nous savons avec certitude, c’est qu’Alexis Lafreniere n’a jamais exprimé le souhait de quitter New York lors de l’été en tant qu’agent libre restreint.

Les Rangers ont besoin du jeune prodige québécois. Ils ont besoin qu’il brille dans un rôle clé. Ils ne peuvent pas se permettre que Lafreniere devienne un problème insoluble.

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